samedi 16 avril 2016

Villa Torlonia

  Contrairement aux Colonna et au Doria Pamphilj - pour ne citer qu’eux - la famille Torlonia ne peut se prévaloir de l’ancienneté de ses origines. D’origine française, les Torlonia furent des banquiers, à qui l’on ne se faisait pas faute d’appliquer le qualificatif de « nouveaux riches ». Début XIXème, c’est justement à la Famille Colonna que Giovanni Torlonia rachète cette villa qu’il fait transformer par Giuseppe Valadier, l’architecte même qui avait réaménagé la Colline du Pincio (construisant ce qui est connu aujourd’hui comme « Casina Valadier », juste à côté de la Villa Médicis) et donné à la Piazza del Popolo l’aspect que nous lui connaissons aujourd’hui.

   Il en résulte une Villa de style néoclassique à l’histoire singulière, puisque la Famille Torlonia - toujours plus proche du pouvoir que de l’Eglise - entretint des relations proches avec Mussolini, qui finit par acheter la maison pour y établir sa résidence officielle. Puis la Villa fut finalement rachetée par l’Etat italien et, enfin, ouvert au public, les Romains ayant eu, ce jour-là, l'impression

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  Le parc de la Villa est un havre de paix, chose suffisamment rare à Rome pour être relevée. On y croise des étudiants, des joggeurs, des familles ; on y respire et on y est au large dans l’espace. On y trouve aussi de fausses ruines et même un faux chalet suisse (ajourd’hui connu sous le nom de Casina delle Civette, la maison des chouettes).

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  Mais aujourd’hui, ce qui nous intéresse particulièrement, ce sont les abris anti-attaques aériennes. Ils sont de deux types : les abris « simples », souterrains, séparés de l’air libre par deux portes - une porte anti-souffle et une porte anti-gaz - et dotés d’un système de filtrage de l’air qui les place en surpression par rapport à l’atmosphère extérieure, afin d’éviter toute pénétration de gaz toxiques (un peu comme on fait pour les blocs opératoires, afin d’empêcher la pénétration de poussières contaminées) et l’abri majeur, le « bunker » véritable, plus petit mais mieux protégé (une dalle en béton de 1,50 m d’épaisseur au plafond), construit sous la maison, en lieu et place des pièces de service, qui ont dû de ce fait être réinstallées au 3ème niveau de la maison. Il s’agissait de protéger Mussolini et sa famille à un moment où l’Italie était menacée par le débarquement allié. Mais, comme on le sait, l’Italie signa l’armistice en 43, puis sa capitulation, avant que Mussolini, ayant réussi à s’enfuir grâce aux Nazis, ne fonde l’éphémère République Sociale italienne, dite aussi République de Salo’. 

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   C’est donc un bout de la Rome inattendue, celle que ne visitent pas les voyagistes, que nous avons ainsi pu découvrir.

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